Un détenu s’est plaint à nous que l’Équipe d’intervention en cas de crise dans les établissements (EICCE) de son établissement avait utilisé sur lui une clé de poignet (où les mains d’une personne sont tordues et maintenues à un angle inhabituel) lors d’un incident, de sorte à lui fracturer les deux poignets. Il nous a dit qu’il avait une blessure préexistante au poignet dont le personnel aurait dû être au courant. Dans le cadre de notre enquête, nous avons notamment visionné une vidéo de l’incident et consulté la documentation de l’équipe d’intervention.

RÉSULTAT : Nous avons relevé plusieurs problèmes de non-conformité aux politiques provinciales, entre autres l’absence de coordonnateur(trice) de crise et le défaut par l’EICCE d’avoir filmé l’ensemble de l’incident. De plus, la gravité des blessures du détenu aurait dû inciter l’établissement à enquêter plus sérieusement. Il en a fait ainsi après notre intervention. 

Au bout du compte, ce cas a entraîné des changements à la formation et au fonctionnement des EICCE. Par exemple, les EICCE seront désormais formées pour s’informer, dans la mesure du possible, des éventuels facteurs médicaux en jeu avant d’intervenir, ainsi que pour suivre une liste de vérification concernant ce qu’il faut filmer dans une intervention. L’établissement a également reconnu qu’un(e) coordinateur(trice) de crise aurait dû intervenir dans ce cas, et que ce sera fait à l’avenir, dans les situations similaires.